Renault et Geely misent sur le méthanol pour prolonger l’autonomie des voitures électriques
Renault et Geely misent sur le méthanol pour prolonger l’autonomie des voitures électriques
Renault et Geely, à travers leur coentreprise Horse Powertrain, viennent de présenter une nouvelle technologie destinée aux véhicules électriques à autonomie étendue : un prolongateur d’autonomie fonctionnant au méthanol.
Présenté au Salon de Pékin 2026, ce système pourrait devenir une alternative aux moteurs essence utilisés aujourd’hui sur certains véhicules électriques.
Comment fonctionne cette technologie ?
Baptisé Horse D20 Methanol, ce moteur n’entraîne pas directement les roues. Son rôle est uniquement de produire de l’électricité pendant la conduite afin de recharger la batterie.
Le système développe environ 143 ch et associe un moteur électrique à un quatre-cylindres 2.0 turbo alimenté au méthanol.
Grâce à une architecture compacte, l’ensemble ne pèse que 170 kg et prend beaucoup moins de place qu’un système électrique classique équivalent.
Une batterie de 40 kWh rechargée avec 19,6 litres
Horse Powertrain annonce un rendement électrique de 96,4 %.
Selon le constructeur, environ 19,6 litres de méthanol suffiraient pour produire l’énergie nécessaire à la recharge complète d’une batterie de 40 kWh.
L’objectif est ainsi de permettre à une voiture électrique de continuer à rouler lorsque sa batterie est faible, sans que le moteur thermique ne participe directement à la propulsion.
Le méthanol, vraiment plus écologique ?
Cette technologie reste cependant confrontée à un problème important : la fabrication du méthanol.
Aujourd’hui, une grande partie de ce carburant est produite en Chine à partir de charbon ou de gaz naturel, ce qui entraîne une empreinte carbone encore élevée.
Des alternatives plus propres existent, comme le bio-méthanol ou l’e-méthanol fabriqué à partir d’hydrogène vert et de CO₂, mais elles restent encore peu développées.
Le méthanol pourrait donc constituer une nouvelle piste pour augmenter l’autonomie des véhicules électriques, mais son intérêt environnemental dépendra surtout de la manière dont il sera produit dans les années à venir.