État des routes en Europe : le grand fossé entre Nord et Sud
État des routes en Europe : le grand fossé entre Nord et Sud
À l'aube des départs en vacances, une vaste étude européenne vient de classer la qualité des infrastructures routières du continent. Les résultats mettent en lumière une fracture persistante : si certains pays privilégient une maintenance préventive rigoureuse, d'autres subissent les conséquences d'un sous-investissement chronique.
Les mauvais élèves : une infrastructure en péril La Roumanie, la Bulgarie, Malte, la Lettonie et la République tchèque occupent le bas du classement, avec des notes oscillant entre 3,0 et 3,9 sur 7. Dans ces régions, la dégradation de l'asphalte n'est pas qu'un simple inconfort : elle est directement corrélée à une mortalité routière bien supérieure à la moyenne européenne (jusqu'à 82 décès par million d'habitants, contre 46 en moyenne).
Le cas particulier de la Belgique et de la France La Belgique occupe une position intermédiaire (16e sur 27). Malgré un réseau extrêmement dense, le pays souffre d'un déficit de maintenance estimé à 2 milliards d'euros. En croisant la qualité des routes et la densité du trafic, la Belgique affiche un « niveau de stress routier » de 49,72 %, un score identique à celui de la France. Si les routes françaises sont jugées globalement meilleures (5,4/7 contre 5,1/7 pour la Belgique), la France est pénalisée par une plus forte concentration de véhicules. À titre de comparaison, la Suède reste le pays le plus serein en Europe, tandis que la Pologne affiche les conditions les plus saturées et dégradées.
Le podium de l'excellence Les pays d'Europe du Nord et les nations alpines dominent le classement grâce à un modèle économique clair : ils réinvestissent jusqu'à 2,5 % de leur PIB dans l'entretien, contre moins de 1 % dans les pays les moins bien classés.
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Pays-Bas (6,4/7) : le leader incontesté.
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Suisse (6,3/7) : une référence en matière de gestion.
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Portugal et Autriche (6,0/7) : des infrastructures de haut niveau.
Le prix fort de la négligence Le mauvais état des routes ne se limite pas aux désagréments de conduite. Il est un facteur aggravant dans 12 % des accidents mortels en Europe. Pour les conducteurs, la note est aussi financière : les experts estiment qu'un réseau dégradé coûte en moyenne 210 € par an et par véhicule en réparations directes (suspensions, pneus, jantes).