Quand la voiture connectée décide de couper les ponts à la frontière

Quand la voiture connectée décide de couper les ponts à la frontière

Un propriétaire chinois d'un SUV Zeekr a fait une expérience pour le moins déroutante en voulant voyager au-delà des frontières de son pays. En franchissant la frontière du Kazakhstan, son véhicule a en effet partiellement coupé ses fonctionnalités (écrans de bord, trappe à carburant, boîte à gants verrouillée) pendant plus de 30 heures.

Une mesure anti-contrebande qui se retourne contre l'automobiliste

Ce blocage n'est pas un bug informatique, mais un dispositif de sécurité intégré par le constructeur. En Chine, ce type de « protection transfrontalière » est pensé pour lutter contre la revente illégale et la contrebande de voitures vers des pays où la marque n'est pas officiellement implantée.

Pour voyager l'esprit léger, les propriétaires sont censés obtenir un code de déblocage auprès de leur concession. Malheureusement pour ce conducteur, malgré les démarches effectuées avant son départ, le système est tout de même resté verrouillé, le privant par exemple de carburant ou d'accès à ses papiers pendant de longues heures.

La réaction de Zeekr face à la fronde des réseaux sociaux

L'incident, largement relayé sur le réseau social Weibo, a provoqué une vive polémique sur la liberté réelle des propriétaires face au contrôle à distance exercé par les fabricants sur leurs véhicules connectés.

Face à la pression, le constructeur a présenté ses excuses et a rapidement fait évoluer sa politique :

  • Un générateur de codes a été intégré directement dans l'application mobile pour éviter de passer par un agent.

  • Une mise à jour logicielle (OTA) est promise pour permettre aux utilisateurs de désactiver eux-mêmes cette restriction lors de leurs voyages.

Cet épisode met en lumière les dérives potentielles des technologies hyper-connectées, où le contrôle à distance par les marques peut parfois transformer un bien personnel en source de dépendance technique.